Protection et Alternatives Durables contre l’Esclavage Moderne en RDC : des kits scolaires et de réinsertion professionnelle remis aux bénéficiaires à Mwenga
Mwenga, le 24 février 2023 (caritasdev.cd) : Le projet de Protection et Alternatives Durables contre l’Esclavage Moderne en RDC (PADEMO) est en cours depuis environ deux ans dans la Province du Sud-Kivu, particulièrement dans le Territoire de Mwenga. C’est dans ce cadre que des kits scolaires ont été récemment remis à 600 enfants sortis des mines, tandis que 390 filles/femmes vulnérables recevaient des kits de réinsertion professionnelle et que 452 ménages des enfants sortis des mines étaient dotés en kits AGR (Activités Génératrices des Revenus). Le PADEMO est financé par NORAD, à travers la Caritas Norvège.
Mwenga, le 24 février 2023 (caritasdev.cd) : Le projet de Protection et Alternatives Durables contre l’Esclavage Moderne en RDC (PADEMO) est en cours depuis environ deux ans dans la Province du Sud-Kivu, particulièrement dans le Territoire de Mwenga. C’est dans ce cadre que des kits scolaires ont été récemment remis à 600 enfants sortis des mines, tandis que 390 filles/femmes vulnérables recevaient des kits de réinsertion professionnelle et que 452 ménages des enfants sortis des mines étaient dotés en kits AGR (Activités Génératrices des Revenus). Le PADEMO est financé par NORAD, à travers la Caritas Norvège.
En fait, l’objectif dudit projet est celui de faire sortir les enfants, dont l’âge varie entre 8 – 11 ans, les filles et femmes vulnérables de l’esclavage moderne dans les mines. Il est question de leur donner la possibilité de créer un avenir meilleur, pour qu’ils ne rentrent plus travailler dans les mines d’ici 2023. Et cela, grâce à la scolarisation, à la formation professionnelle et à la prise en charge des enfants des problèmes psychologiques et sanitaires issus des mines, a souligné Mr. Pitchou Masinda, Chargé de Programme à la Caritas Congo Asbl, abordé mardi 21 février 2023 par caritasdev.cd.
La distribution de tous ces kits a été étalée dans le temps. Ainsi, du 01 au 15 septembre 2022, 390 filles/femmes vulnérables ont reçu des kits de réinsertion professionnelle. Du 05 au 20 septembre 2022, c’était le tour de 600 enfants de recevoir des kits scolaires en faveur de 600 enfants. Enfin, du 23 au 30 septembre 2022, la distribution des kits AGR a concerné 452 ménages.
Dans la même optique, 16 groupes, évoluant dans les Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC), ont reçu des kits appropriés. Il s’agit notamment des caissettes, cadenas, carnets de compte de type A4, des lattes, stylos, papiers ministres, carnets de membres, calculatrices, bassins plastiques de 10 litres et des sacs à linges en tissus de 50 kg.
Par ailleurs, un kit de petits commerces a été remis aux ménages des enfants sortis des mines et aux filles/femmes vulnérables : des étalages de 1m sur 2, des bancs en bois de 1m sur 50, des bassins en plastiques de 20 litres, des sacs vides de 50 kg, de 100kg, de 25 kg, des balances et également les maniocs secs.
D’autres ont reçu les kits de petits commerces pour les poissons salés, les étalages, les bancs en bois, les sacs vides de 100 kg, de 50 kg, 25 kg, des rouleaux ficelles et 2.100 kg des poissons salés.
Quatre groupes ont reçu les kit de petits commerces des riz et haricots, des sacs vides de 100kg, de 50 kg, de 25 kg, des étalages, bancs en bois, bassins en plastiques de 20 litres, gobelets, balances, 800 kg de haricot rouge, 800 kg de riz local et les assiettes de la marque NAMAH.

Dans le même registre, des filles et femmes ont reçu les kits de réinsertion professionnelle à Mwenga. Ces femmes ont suivi au préalable une formation dans différentes filières professionnelles telles que coupe et couture, art culinaire, en pâtisserie et en élevage, a relevé Mr MASINDA.
Celles de la coupe et couture ont reçu des machines à coudres avec pédale, des presses- boutons, de rouleaux de tissus, de fil à coudre, aiguilles, ciseaux, mètres-ruban, de gilets coton, craies, fer à repasser, de tables et chaises en bois et de nappes.
Celles de l’art culinaire ont reçu de tables, banquettes, lave-mains, assiettes, bassins plastiques de 10 et 20 litres, casseroles, couteaux, assiettes, thermos de 5 litres, mais aussi de l’huile de palme et végétale, du riz et haricots ainsi que la farine de manioc.
Celles de la pâtisserie ont reçu de panneaux solaires, de grandes casseroles, de grands bassins en plastiques, balances, farines de froment, sucre blancs, sel de cuisine iodé, huile végétale Regina, du sucre vanillé, des bicarbonates, de la levure, mais également des étagères en bois avec 4 compartiments pour exposer les pains et des chaises en bois.
Les bénéficiaires évoluant dans l’élevage ont reçu 134 têtes de chèvres, 49 cochons, 68 géniteurs de poulets et 232 cobayes. Enfin, un autre groupe a reçu de cartes téléphoniques, 126 parasoleils, 126 cartes Sim de recharge des crédits Airtel, 126 téléphones de transactions de la marque ITEL, 126 étalages en bois, 126 chaises en plastique, 126 cartes d’unités d’une valeur de 2.000 unités.
En outre, le projet PADEMO tient aussi compte du renforcement des capacités. Voilà pourquoi, la formation des enseignants sur la qualité de l’éducation (80 participants) s’est tenue du 09 au 10 novembre 2022. La formation sur les filières en faveur de 210 filles/femmes vulnérables s’est déroulée du 26 au 30 décembre 2022.
Dans cet élan, le Projet PADEMO a acquis 3 motos de marque YAMAHA AG 100 en faveur des partenaires de mise en œuvre. Deux motos ont été mises à la disposition des Croisades Humanitaires et 1 moto à la disposition de la Caritas Développement Uvira. En Juillet 2020-2022, une radio communautaire appelée NYASA a été installée à Kamituga, toujours dans le cadre du projet, pour permettre la diffusion d’un certain nombre d’informations liés au projet.
Protéger les acquis du programme
« Je demande aux parents et autres parties prenantes de continuer à protéger les acquis du projet, donc accompagner les jeunes et femmes qui ont bénéficié de la formation. Il faut les accompagner pour qu’ils puissent arriver à développer leur milieu, c’est-à-dire les empêcher de retourner travailler dans les mines encore dans les mauvaises conditions », l’a souligné Mr Pitshou Masinda.
Lise EKOONDO (Stagiaire) & GM Kamandji
