Les dirigeants du monde s’engagent à redoubler d’efforts pour parvenir à une couverture santé universelle d’ici 2030
New York, le 22 septembre 2023 (caritasdev.cd): Aujourd’hui, lors de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), les dirigeants du monde ont approuvé une nouvelle déclaration politique sur « La couverture santé universelle (CSU) : élargir notre ambition en matière de santé et de bien-être dans un monde post-COVID ». La déclaration est saluée comme un catalyseur essentiel permettant à la communauté internationale de prendre des mesures importantes et audacieuses et de mobiliser les engagements politiques et les investissements financiers nécessaires pour atteindre l’objectif de la CSU des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.
New York, le 22 septembre 2023 (caritasdev.cd): Aujourd’hui, lors de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), les dirigeants du monde ont approuvé une nouvelle déclaration politique sur « La couverture santé universelle (CSU) : élargir notre ambition en matière de santé et de bien-être dans un monde post-COVID ». La déclaration est saluée comme un catalyseur essentiel permettant à la communauté internationale de prendre des mesures importantes et audacieuses et de mobiliser les engagements politiques et les investissements financiers nécessaires pour atteindre l’objectif de la CSU des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030.
L’objectif de la CSU mesure la capacité des pays à garantir que chacun reçoive les soins de santé dont il a besoin, quand et où il en a besoin, sans être confronté à des difficultés financières. Il couvre l’ensemble du continuum de services clés, depuis la promotion de la santé jusqu’à la prévention, la protection, le traitement, la réadaptation et les soins palliatifs. Il est alarmant de constater que les progrès mondiaux vers la CSU stagnent largement depuis 2015, avant de stagner en 2019.
L’urgence de la déclaration est évidente dans les statistiques stupéfiantes. Au moins 4,5 milliards de personnes, soit plus de la moitié de la population mondiale, n’étaient pas entièrement couvertes par les services de santé essentiels en 2021. Deux milliards de personnes ont connu des difficultés financières, et plus de 1,3 milliard ont été poussées ou davantage dans la pauvreté simplement en essayant d’accéder aux soins de santé de base. – une dure réalité d’inégalités croissantes en matière de santé.
« En fin de compte, la couverture santé universelle est un choix, un choix politique », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « La déclaration politique approuvée aujourd’hui par les pays est un signal fort indiquant qu’ils font ce choix. Mais le choix ne se fait pas que sur papier. Cela se fait dans les décisions budgétaires et les décisions politiques. Surtout, cela passe par l’investissement dans les soins de santé primaires, qui constituent la voie la plus inclusive, la plus équitable et la plus efficace vers une couverture sanitaire universelle.
Un tournant pour la correction de cap
Dans la Déclaration politique, les chefs d’État et les dirigeants mondiaux se sont engagés à prendre des mesures nationales clés, à réaliser des investissements essentiels, à renforcer la coopération internationale et la solidarité mondiale au plus haut niveau politique pour accélérer les progrès vers la CSU d’ici 2030, en utilisant une approche de soins de santé primaires (SSP).
Pour que les soins de santé soient véritablement universels, il faut passer de systèmes de santé conçus autour des maladies à des systèmes conçus pour les personnes. Les SSP, une approche de renforcement des systèmes de santé centrée sur les besoins des populations, constituent l’un des domaines d’investissement les plus efficaces pour accélérer les progrès vers la CSU.
Les pays qui ont adopté une approche en matière de soins de santé primaires ont une meilleure capacité à construire rapidement des systèmes de santé plus solides et plus résilients pour atteindre les plus vulnérables et obtenir un meilleur retour sur investissement dans la santé. Plus important encore, ils veillent à ce qu’un plus grand nombre de personnes bénéficient des services de santé essentiels et soient habilitées à participer à la prise de décisions qui affectent leur santé et leur bien-être.
On estime qu’un investissement supplémentaire de 200 à 328 milliards de dollars par an est nécessaire pour étendre l’approche des SSP dans les pays à revenu faible et intermédiaire (par exemple jusqu’à environ 3,3 % du produit intérieur brut national). Cela pourrait aider les systèmes de santé à fournir jusqu’à 90 % des services de santé essentiels, à sauver au moins 60 millions de vies et à augmenter l’espérance de vie moyenne de 3,7 ans d’ici 2030.
L’OMS, à travers son réseau de plus de 150 bureaux de pays et six bureaux régionaux, fournit un soutien technique pour accélérer la réorientation radicale des systèmes de santé grâce à des approches axées sur les SSP, et assure des orientations normatives solides pour suivre les progrès en matière de responsabilisation et d’impact.
L’OMS félicite les États membres d’avoir approuvé la deuxième Déclaration politique de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la CSU, qui a été élaborée dans le cadre d’un vaste processus consultatif. L’OMS est pleinement déterminée à travailler avec les États membres et les partenaires pour intensifier les actions politiques en faveur de la CSU afin d’étendre la couverture des services, d’assurer la protection financière et de façonner l’architecture de financement afin d’investir davantage et mieux dans la santé.
Une fois adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Déclaration politique fera l’objet d’un suivi régulier de sa mise en œuvre afin d’identifier les lacunes et les solutions permettant d’accélérer les progrès, et sera discutée lors de la prochaine réunion de haut niveau des Nations Unies dédiée en 2027.
Avec OMS
